Extrait :

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Depuis la Loi du 30 juin 1975, qui ciblait le handicap physique, il aura donc fallu 30 ans d’évolutions médico-sociales et les actions conjointes de deux associations militantes pour que le handicap psychique gagne en visibilité, et soit finalement déterminé par l’UNAFAM comme « un déficit relationnel, des difficultés de concentration, une grande variabilité dans la possibilité d’utilisation des capacités alors que la personne garde des facultés intellectuelles normales ». Si les troubles psychiques sont désormais reconnus comme pouvant être constitutifs d’un handicap, la définition est vague et reste difficile à appréhender tant pour les acteurs des mondes médical, social et politique, que pour les usagers eux-mêmes.

La notion de rétablissement est tout aussi ambigüe, puisqu’en France c’est plutôt celle de réhabilitation qui est mise en avant. L’usager est géré d’un côté par les institutions psychiatriques, de l’autre par les institutions sociales : au même titre que le handicapé physique le handicapé psychique est donc principalement déterminé selon des critères médicaux. Or, si la réhabilitation psychosociale induit, en sus des objectifs de soin attendus, l’accès à l’autonomie du handicapé psychique et son indépendance au sein de la communauté, le rétablissement va plus loin sur cette voie en visant le réengagement du handicapé dans la vie active et sa reprise de contrôle sur son quotidien. "

 

 

 

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L'accès au statut de "handicapé psychique" facilite-t-il le rétablissement ?

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